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Mer et croisières

Magellan ou la première circumnavigation

Conduit par Ferdinand de Magellan, un capitaine portugais audacieux, 265 hommes s’embarquent l’été 1519 pour un épisode majeur de l’histoire humaine : le premier tour du monde jamais réalisé...

Magellan

De tous les voyages effectués pendant la période des «grandes découvertes», il en est un qui, plus encore que les autres, enflamme l’imagination. Sans doute est-ce à cause de sa durée exceptionnellement longue et des évènements dramatiques qui ont jalonné chacune de ses étapes que le tour du monde de Fernao de Magalhaes, dit Magellan, frappe toujours autant les esprits depuis près de cinq cents ans.

Malgré sa ténacité et la force de ses convictions, ce modeste officier portugais ne réussit tout d’abord pas à obtenir l’aide de son propre souverain, le roi Manuel 1er. Son projet était en effet aussi simple que déraisonnable : trouver un hypothétique passage devant conduire de l’Océan Atlantique à l’Océan Indien, et ouvrir ainsi une autre voie d’accès au commerce d’une des denrées les plus précieuses de l’époque, les épices.

Réplique du Nao Victoria

Déterminé, il préféra l’exil au renoncement à son grand dessein et obtint aide et financement de l’Espagne et de son roi Charles Quint.Car ce projet, Magellan l’avait mûri au cours d’une vie de marin déjà bien remplie et qui l’avait déjà conduit plusieurs fois aux Indes. Un expérience précieuse qui faisait de lui l’un des navigateurs les plus avertis de son temps.

La flotte, armée en quinze mois, quitta la rade de Séville en 1519. Elle était composée de cinq vaisseaux et de 265 hommes, tous sous le commandement du «capitaine-général» Magellan. Près de trente ans après la traversée de l’Atlantique réalisée par Christophe Colomb en trente-trois jours, Magellan allait entreprendre un voyage qui devait durer trois années. Tous les ingrédients étaient réunis pour en faire la plus picaresque et la plus romanesque des aventures.

Car après avoir connu mutineries, désertions, famines, batailles et maladies, seuls 18 survivants reviendront de cette fabuleuse épopée en septembre 1522. Chancelants, débarquant d’un seul vaisseau disloqué, il apporteront au monde la preuve des erreurs de la géographie antique de Ptolémée et seront les témoins vivants de la véracité des thèses de Magellan. Celui-ci sera tué au cours d’un combat avec les indigènes près de l’île de Sebu* (Philippines), combat qu’il avait lui-même stupidement engagé en le croyant gagné d’avance.

L'itinéraire de Magellan

L’expédition allait donc être un succès. Mais l’objectif de Magellan –ouvrir une nouvelle route maritime vers les fameuses îles à «espiceries»- ne sera jamais totalement atteint. En effet, le fameux détroit qui porte encore aujourd’hui son nom allait causer tant de naufrages aux vaisseaux qui s’y risquèrent par la suite, que les Espagnols préfèrent finalement passer par l’isthme de Panama en y transportant les marchandises par voies terrestres.

La circumnavigation de Magellan bénéficiera surtout à l’Occident dans de nombreux domaines du savoir. Grâce à Antonio Pigafetta, le chroniqueur du bord, l’Europe pourra lire les premières descriptions sur le Brésil, la Patagonie, la Terre de Feu ou les Philippines. Des récits sur des contrées jusqu’alors inconnues qui allaient profondément inspirer des générations entières de grands navigateurs, les Wallis, Cook et autre Bougainville.

Car ce jeune chroniqueur italien prend un soin tout particulier à dépeindre les peuples qu’il rencontre, leurs coutumes et leurs langues pour lesquelles il établi même les premiers glossaires. Fidèle compagnon de Magellan et survivant de ce long voyage, il découvre d’ailleurs à son retour en Espagne et alors que son journal avait été tenu avec une grande minutie, qu’il lui «manque» un jour par rapport à la date en cours à terre.

Il est ainsi le premier homme à expérimenter ce que Jules Verne devait rappeler dans son roman du «Tour du monde en 80 jours» près de trois siècles plus tard : à l’instar de Pigafetta et de Philéas Fogg, tout voyageur engageant un tour du monde «gagne» ou «perd» une journée selon qu’il est parti vers l’Ouest ou vers l’Est…

© oopartir - 2007 - Texte : Pierre Marka


Cebu ou la mort de Magellan
L’île de Cebu (Philippines) continue de commémorer cette bataille lors d’une reconstitution annuelle.

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