Au sud de l'Argentine s'étendent les vastes plaines et les reliefs de la Cordillère des Andes, de la Patagonie à la Terre de Feu.

Perito Moreno
Une terre de grands espaces. C'est surtout pour cette raison que les visiteurs plébiscitent la Patagonie, grande comme deux fois la France côté argentin. Une image évoque sa nature généreuse, celle du gaucho parcourant à cheval d'immenses plaines.
La Patagonie, c'est pourtant davantage que ces vastes étendues ponctuées de vastes estancias (fermes) autour desquelles paissent tranquillement des troupeaux de vaches, ces steppes arides inhabitées et désolées balayées par le vent. On peut aisément s'en rendre compte en parcourant notre reportage
Patagonie, voyage au bout du monde austral.

El Chalten
La route du voyageur passe par le sanctuaire animalier de la
péninsule Valdès, inscrite depuis 1999 au Patrimoine naturel de l'Humanité par l'Unesco. Plus au sud, El Calafate
est la porte d'entrée naturelle pour ceux qui viennent admirer le
Perito Moreno, le plus impressionnant des 48 glaciers de la région (il est l'un des rares à ne pas être en régression).

Bariloche
Peut-être aurez-vous ensuite le temps de mettre le cap sur
Ushuaia, capitale de la Terre de Feu. La ville la plus méridionale au monde, aux allures de village scandinave, est la porte d'entrée de l'Antarctique, situé à un millier de kilomètres de là (accès uniquement en bateaux, très cher ! ).
Ushuaia permet aussi de se rendre au Parc national de la Terre de Feu, et d'y découvrir la baie de Lapataia à l'ouest, à la frontière du Chili, ou de pousser vers le Cap Horn.

Ushuaia
En voilier ou catamaran à moteur (pour s'y rendre à vive allure, en demi-heure), on met le cap sur le
Canal de Beagle pour y voire des cormorans, manchots de Magellan et lions de mer.
Il faut prévoir plus de temps - une journée entière - pour aller voir les pingouins. On peut aussi aller visiter l'estancia Harberton en voiture depuis Ushuaia.
Non loin de là se trouve celui dont le nom (rendu célèbre par le roman éponyme de Jules Vernes) prend tout son sens, le Phare du Bout du Monde.
© oopartir - texte et photos Vincent de Monicault