De Douaumont à Verdun, la mémoire de la «Grande Guerre»
Les combats terribles des tranchées de la Première Guerre Mondiale, celle de 1914-1918, ont fortement marqué le territoire français. Le centenaire de la Grande Guerre invite à se pencher sur un lieu tragique de la Grande Guerre, Verdun.
Terre labourée par les obus et les mines, villes détruites et villages rayés de la carte, sans parler du bilan humain effroyable, la «Grande Guerre» a laissé des traces profondes dans plusieurs régions françaises... et en Belgique.
Fort de Douaumont
Douaumont (Meuse) est un nom associé à la Grande Guerre. Peu visité quoique très bien préservé, le Fort de Douaumont sera rénové pour le centenaire et fera l'objet d'une scénographie. Le fort demeure la tombe de près de 700 soldats allemands morts après l'explosion d'un dépôt de grenades.
L'ossuaire de Douaumont fut pour sa part créé après la bataille de Verdun. La nécropole nationale abrite un cloître long de près de 137 mètres avec des tombeaux pour environ 130 000 soldats inconnus, Allemands et Français, indéfectiblement entremêlés. En face de l'ossuaire se trouve un immense cimetière. La Grande Guerre est apparaît dans toute sa tragédie.
Non loin de Douaumont se trouve le Mémorial de Verdun, rassemblant les vestiges d'une bataille qui fit environ 300 000 morts en 300 jours de lutte, d'assauts, d'avancées et de reculs dans le froid, la boue, les poux, le sang et les rats... La Grande Guerre dans son horreur et toute sa tragédie.
Evénement majeur du 110e anniversaire de la bataille de Verdun, le Fort de Vaux a rouvert l'été 2026. Avec une nouvelle scénographie innovante et ambitieuse, le parcours de visite ainsi rénové plonge le visiteur dans les pas des combattants et dans le récit du siège du Fort de Vaux.