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Reportage de voyage

Rando d'Annecy à Chamonix : cap sur le Mont-Blanc

Du Plateau des Glières à celui du Beaufortain en passant par le massif du Bargy et la barrière des Aravis, des sentiers de randonnée traversent alpages et paturages, forêts profondes, villages, hameaux et stations à taille humaine. Avec en point d'orgue le Mont Blanc en arrière plan.

Plateau des Glières

Quelle meilleure base de départ que la ravissante ville d'Annecy. Notre rando démarre non loin du lac du même nom, près de Thônes, au lieu-dit Le Crêt, 600 mètres après le Sapey, au dessus du village de Thuy.

Il faut trois heures de montée, entre forêt et alpage, pour atteindre l'agréable refuge des Auges, non loin du Col de la Buffaz (1 500 mètres). L'accueil y est simple et sympathique : son propriétaire vous fera peut-être goûter sa soupe d'ortil et sortira volontiers l'une des ses guitares pour une soirée musicale autour du poil à bois.

Une demi-journée de marche en forêt vous mène le lendemain jusqu'au Plateau des Glières, vaste combe d'alpages, célèbre pour l'action de la Résistance pendant la seconde guerre mondiale.

Le GR 96 traverse le plateau et descend au travers d'une belle forêt d'épineux jusqu'au lieu-dit Plains. Nous coupons ensuite à travers champs pour récupérer le GR 96 sur le massif du Bargy.

Le chemin mène aux chalets de Maize (1 500 mètres) et au lac de Lassy. Le soir, nous dormirons dans le charmant village du Chinaillon, tout proche de la commune du Grand Bornand, «le pays du Reblochon».

le col de l'Oulettaz

Du Chinaillon, une superbe balade d'une journée par le GR de Pays Tournette Aravis zigue et zague jusqu'aux Confins (1 400 m). Le chemin, entre alpages et habitat traditionnel bien préservé, passe par la Combe du Maroli, la Tête des Annes (1 870 m) et la belle crête bordant le col de l'Oulettaz (1 926 m).

Le refuge du Gramusset apparaît bien isolé sur sa mer de lapiaz, accroché à l'un des sommets des Aravis. Le GR plonge bientôt vers Le Planet et la Clusaz. Nous dormirons dans un joli chalet aux Confins, Le Vieux Madrier.

Au-dessus du village de la Giettaz

Le lendemain matin, nous empruntons un sentier en balcon menant au Crêt du Merle. Le passage du Col des Aravis est assez décevant, le chemin mal signalé et balisé. Du Col, l'on bascule sur l'autre versant (sud-est) de la chaîne des Aravis.

Surgissent alors au loin les magnifiques sommets enneigés du massif du Mont-Blanc. Le chemin passe au-dessus du joli village de la Giettaz, monte jusqu'à la station du Plan, agréable cul de sac, idéal pour se remettre des vicissitudes du monde moderne.

Refuge du Plan de l'Aar

Depuis Le Plan, un sentier - ou le télésiège selon la forme du moment - grimpe jusqu'à la Tête du Torraz, d'où l'on profite sur un balcon d'une étonnante vue panoramique sur le massif du Mont-Blanc et la barrière des Aravis.

Une petite heure de marche suffit ensuite pour rejoindre le refuge du Plan de l'Aar (1 820 mètres). Un couple sympathique vous y accueille, entouré par leurs nombreux animaux. La vue y est là encore superbe.

Vue sur les Aravis depuis la Croix de Pierre

Nous récupérons le lendemain matin le Tour du Pays du Mont Blanc. Le chemin domine la Vallée de l'Arly. Nous arrivons à l'heure du déjeuner à Pray-sur-Arly (1 016 mètres), station réputée pour les vols en mongolfière.

Le télésiège du Crêt du Midi (ouvert certains jours en été) nous mène jusqu'au refuge du Petit Tétraz (Crêt du Midi, 1 900 mètres). Nous poursuivons la balade jusqu'au Ban Rouge, puis posons nos sacs le soir au refuge de la Croix de Pierre.

le col de la Fenêtre

Le lendemain, nous longeons une crête menant à l'Aiguille Croche - au sommet duquel se laissent admirer à la jumelle un groupe de bouquetins - puis mettons le cap sur le Col de Joly.

Le Tour du Pays du Mont Blanc monte ensuite jusqu'au magnifique col de la Fenêtre. Un lieu magique pour picniquer, avec en grand format en face de soi le plus haut massif d'Europe.

La descente est magnifique vers les Chalets des Près nichés dans un paysage de carte postale, au coeur des alpages verdoyants. Plus bas se trouve le Refuge du Nant Borant (1 459 mètres), où nous passerons la nuit après avoir largement profité d'une vue superbe, calés sur nos transats sur sa terrasse.

les Chalets des Près

Pour notre dernière journée, nous mettons le cap sur Chamonix. Une ancienne voie romaine descend jusqu'à Notre-Dame de la Gorge. Un torrent mène jusqu'au village des Contamines, d'où l'on attaque un denivelé de 600 mètres jusqu'aux Chalets du Truc (1 700 m).

Nous redescendons ensuite jusqu'aux Chalets de Miage, dans un superbe paysage de montagne ouvrant sur les dômes et le glacier de Miage. Il nous faut ensuite attaquer le très raide col de Tricot (2 120 mètres) «avec lequel nous aurons maille à partir !» comme le reconnaîtra notre camarade Nicolas.

Vue sur les châlets de Miage

A peine avons-nous commencé la descente que nous aperçevons le tramway du Mont-Blanc, le chemin de fer à crémaillère montant vers la station du Nid d'Aigle, à 2 372 mètres. Nous traversons ensuite sur un pont suspendu le torrent créé par le glacier de Bionnassay. Le dernier tronçon nous mène jusqu'à la gare Bellevue et au téléphérique du même nom, lequel nous descend jusqu'aux Houches dans la vallée.


Au dessus du torrent créé par le glacier de Bionnassay

Chamonix est toute proche des Houches. «Cham» comme on l'appelle affectueusement, est située dans un site étonnant, au pied du massif du Mont-Blanc.

La capitale mondiale de l'escalade marie avantageusement les styles «art nouveau», «belle Epoque», voire traditionnel savoyard ou carrément contemporain. Des voyageurs du monde entier se rassemblent dans son centre-ville vivant et animé. De quoi préparer en douceur son retour à la civilisation...

© oopartir - 2010 - Texte et photos : Vincent de Monicault



Refuge du Nant-Borant

Où dormir
Jour 1 : le refuge des Auges (simple et sympathique)
Jour 2 : La Bourneraie au Chinaillon (excellent accueil, bonne restauration) ;
Jour 3 : Le Vieux Madrier au lieu-dit Les Confins (bon confort, belle situation)
Jour 4 : le refuge du Plan de l'Aar (excellent accueil, simple et fonctionnel)
Jour 5 : le refuge de la Croix de Pierre (simple et fonctionnel)
Jour 6 : le refuge du Nant Borant (simple et fonctionnel, belle situation)

A noter : 1) rando de difficulté moyenne ; 2) elle coupe tous les jours des artères fréquentées et il est facile de la rejoindre ou de la quitter avant son terme.

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